J'aime, j'aime moins.

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samedi, octobre 29 2011

L'informatique, ou la banalisation du commerce illégal.

C'est dingue l'informatique. C'est la relève du garagisme, c'est-à-dire des prestations que peu de gens comprennent et qu'ils paient en se disant que ça coûte super cher mais que bon, il fallait bien le faire. Du genre quand j'ai un bruit dans le moteur, et que le garagiste me dit qu'il a changé les amortisseurs, les pneus et le rétroviseur, je ne peux qu'acquiescer tellement j'y connais rien. Et si quand je reprends la voiture il n'y a plus le bruit, je ne peux que constater le bon travail. L'informaticien c'est pareil...

Mais bref, c'est pas là que je veux en venir. J'en ai ma claque des pratiques illégales ! Un truc de fou. L'informatique, c'est quand même un des rares domaines ou le plantage est normal, et ou on est content d'avoir le dernier Windows parce qu'il plante moins que l'avant dernier. Vous imaginez généraliser ça à d'autres domaines ? "Non, je vous jure, la nourriture est bonne, on ne vomit qu'une fois sur 16" "Sisi bien sur que cet éclairage est terrible ; l'ancien s'éteignait deux fois par jour, maintenant on est à moins d'une fois par jour". Z'êtes sérieux ? Merde, si j'achète un truc c'est pour que ça marche. Ca a toujours été comme ça. Ma machine à laver, y'a pas un machin qui rentre chez moi tous les jours pour qu'elle continue de marcher... Et bah l'informatique, non. On vend un truc, et on vend aussi des sur-trucs pour que le truc il continue à marcher.

Ah et oui, on vend un truc, c'est pas toujours le cas. Des fois on force la vente. Du genre on vous force à acheter Windows avec votre ordinateur neuf. Et quand vous vous indignez de cette pratique devant le vendeur, il vous sort en général un truc du style "ah bah oui, mais si vous achetez une voiture, vous pouvez pas la demander sans roue"... Ca n'a rien à voir. Rien du tout. Des roues, c'est indispensable pour faire fonctionner une voiture. Si on voulait le comparer, on pourrait imaginer que vous achetez une voiture, et que dans le lecteur CD, y'a un CD de Dorothée (en vous savez tout le bien pourtant que je pense d'elle !) qu'on vous vend 50 euros en plus de la voiture. Mais vous ne pouvez pas acheter la voiture sans le CD, c'est pas possible. Parce qu'un ordinateur sans Windows, c'est comme une voiture sans Dorothée, ça marche. Donc non, j'aime pas qu'on me force à acheter un truc, que je l'utilise ou pas. J'aime pas ne pas avoir le choix. Et si le vendeur vous dit "que c'est un cadeau dans l'ordinateur, que Windows est gratuit", il se fout de votre gueule. Ca coûte entre 15 et 40% du prix de l'ordinateur... Excusez moi du peu...

Donc ça me gonfle. J'ai passé une heure au téléphone avec Microsoft pour tenter de comprendre la règle des licences quant à l'émulation. Et la réponse est floue comme on en peut plus, alors que pourtant c'est leur boulot. Mais j'ai vaguement compris que pour utiliser Windows 7 dans un environnement Linux (via Machine Virtuelle), il faut que j'achète deux licences par poste. Rien que ça... Alors du coup, je me rabats sur un Windows plus vieux, Windows XP. Mais là les licences sont plus en vente... Et j'ai pas le droit d'utiliser mes licences actuelles.

Dialogue terrible :

Mec de Microsoft : Si vous réutilisez vos licences dans vos nouveaux ordinateurs vous ne serez pas dans la légalité. Il faut racheter des licences neuves.

Moi : Bien, vous en vendez ?

Lui : Bah non, c'est périmé comme produit.

Moi : Donc si vous en vendez pas, je porte aucun préjudice si j'utilise mes vieilles licences.

Lui : Si clairement, il y a un manque à gagner pour Microsoft puisque vous ne payez pas vos licences.

Moi : Un manque à gagner ?

Lui : Oui, si vous aviez acheté des nouvelles licences pour rester dans la légalité.

Moi ; Je veux bien, mais vous en vendeeeeeez pas...

Sympa comme concept. Du coup ça m'a gonflé, bien évidemment que je vais acheter des licences XP, mais tant pis, j’achèterai ça sur le net, d'occasion, à droite à gauche. Ca me prendra 10 heures mais c'est comme ça. Quand on est face à des cons, faut jouer au con.

Non et puis je m'arrête là hein, mais je mets une dernière couche avant de partir. Si aujourd'hui on accepte la vente forcée, et c'est déjà le cas depuis 10 ans, on ne pourra jamais faire marche arrière. Faut lutter camarades ! Refusez qu'on vous force à acheter Windows. J'irai pas jusqu'à vous inciter à utiliser des alternatives genre Linux, mais bon. Ah si, je l'ai dit ? C'est sorti tout seul.

vendredi, mai 6 2011

T'es d'gauche ou d'droite ?

Les enfants se posent cette question dans la cour de récré, pour se chambrer mutuellement "ahah mon père il dit qu'à droite c'est des voleurs donc t'es un voleur", "trop nul t'es de gauche, ça veut dire que t'as pas d'idée". C'est puéril hein ? En même temps ils ont 6 ans, ça passe.

Par contre, ce qui passe moins, c'est quand tu as cette réaction à 20, 30, 40 ans et plus. Y'a une espèce de barrière, qui date de je-sais-pas-combien-de-temps-j'étais-pas-né, entre les deux entités droite et gauche. Comme entre le bleu et le rouge.

Dans ma petite tête à moi, dans mon idéal, gouverner c'est avoir des bonnes idées et les mettre en place. Dire "ouais Sarko il traite les mecs de banlieue de racailles", c'est pas de la politique, c'est pas de l'information, c'est du fait divers. C'est si simple de sortir une phrase du contexte et de la commenter. C'est stérile et ça mène à rien. Pour faire l'équité, même combat avec "DSK il roule en Porsche". Mais qu'est-ce qu'on s'en tape ? Il roulerait en 2CV on dirait qu'il ne fout de notre gueule parce qu'on sait qu'il a du pognon. Etre de gauche ça veut pas dire être fauché et à la rue. Mais alors rien à voir. D'ailleurs, si c'était ça, vous voyez bien que 80% des français seraient de gauche. Le fait de toucher le RMI ou d'être PDG de Carrefour ne joue en rien dans le clivage droite/gauche. La gauche, c'est plutôt le souhait du partage des richesses (qu'on a si on est PDG, qu'on a pas si on touche le RMI, je parle les richesses bien sûr).

Dans mon journal Sud-Ouest, sur l'article de la Porsche de DSK, y'a pas moins de 150 commentaires dont une moitié en gros trouvent que c'est lamentable qu'un candidat à la présidentielle se montre ainsi. On lit "Quand je pense que ce type a été député maire de Sarcelles... il n'a jamais dû y habiter !", "et oui la solidarité du ps un candidat de la gauche bouré de thunes qui va nous donner des leçon de partage" ou encore "DSK doit payer l'impôt sur la fortune, non ? Il pourrait même être plus riche que Sarkozy ? Et pourtant soit disant de gauche...".

1) Quand on est riche on doit habiter une ville de riches, ou le revenu moyen est supérieur ? 2) Quand on est riche on a pas le droit de donner des leçons de partage ? Dans ton idée, c'est les pauvres qui forcent les riches à payer des impôts. Mais c'est faux. Y'a des riches qui sont conscient de ce que signifie le partage des richesses, et qui sont prêt à payer davantage d'impôts. 3) Et quand on est riche donc, on est de droite... Cf remarques précédentes.

Et j'ai pris que les commentaires les plus courts, laissant de côté ceux de dix lignes qui t'expliquent mathématiquement que Sarko = 0, DSK = 0 donc Le Pen = 1.

Parlez des idées. C'est faux de dire que la droite n'a pas de programme, tout comme la gauche ou le FN. Critiquez ça si vous voulez donner votre opinion.

Et encore une fois, toute dernière. Non je suis pas choqué que DSK roule en Porsche mais oui je suis choqué que notre président augmente son salaire de 150%. Dans le premier cas, c'est sa vie personnelle et j'ai pas à juger. Dans le second cas, c'est mon argent. Voilà toute la différence. Et si DSK achetait une seconde Porsche de fonction une fois devenu président, je serai le premier à lui demander de faire attention à MON argent.

On a beau critiquer les politiques, peu importe le clivage, on oublie sans doute une chose. Un homme politique, il doit être apprécié du peuple, et il fera tout pour l'être. Au moins d'une majorité. C'est à nous de réagir, de souhaiter quelque chose de différent. Quand on provoque autour d'une bière un débat stérile sur c'est-quoi-le-pire-entre-la-porsche-et-le-karscher, finalement on provoque indirectement des débats de ce style dans les instances politiques. Les français le font, pourquoi pas ceux qui les représentent ? C'est la principale raison pour laquelle je lis de moins en moins la presse commentée par les lecteurs. Y'a des champions du monde quand même. Un article sur deux se réfère à un politique. Aujourd'hui c'est Sarko ou DSK, mais j'imagine que dans dix ans ce sera deux autres (j'espère !). Ce matin, véridique, dans un article relatant l'assassinat d'un père de famille en Bretagne, le huitième commentaire était le suivant "merci Sarko, Marine n'aurait jamais laissé faire ça". C'est juste désolant, et ça ne vaut même pas la peine qu'on y réponde. Y'a deux hypothèses : ou bien le posteur de ce message est un de ces "abrutis" dont je parle plus haut, ou bien il est conscient de l'absurdité de son message mais il tente de prêcher des "abrutis" qui viendraient lire la nouvelle. Dans les deux cas, c'est pas de la politique.

Désolé, je m'embourbe dans des exemples d'actualité, mais je m'énerve tout seul systématiquement sur ce sujet là. Ca pourra être l'occasion d'un ticket à venir sur le point Godwin (en attendant, un vrai article est là).

Alors oui, c'est gonflant. C'est gonflant de voir que sur 15 candidats, ceux qui pourraient te plaire n'ont aucune chance d'être élus. C'est gonflant d'aller voter pour celui ou celle qui te répugne le moins, mais nous n'avons pas le choix. Mais ne pas y aller n'a qu'une seule conséquence : c'est le risque de voir ce fameux candidat détesté au pouvoir. Le vote blanc ne sert à rien et ne servira jamais à rien en France. Il faut voter ! La seule façon d'avancer, c'est pas de révolutionner la politique, c'est de changer nos états d'esprit, de mûrir sur le sujet. Paris ne s'est pas fait en un jour ; et honnêtement je ne crois pas à cette évolution. Mais ça serait l'unique solution à mes yeux.

Mon candidat idéal, c'était Coluche. Revoyez ses meetings ; il ne faisait pas de coup bas. Il ne descendait pas un tel ou un tel avec l'intention de nuire. L'utopie c'est ça. Le politique idéal, c'est celui qui rassemble par choix, non par élimination. C'est celui qui gagne des voix, pas celui qui en fait perdre aux autres.

Alors oui, ça m'exaspère de voir que toute notre vie se recentre autour de la politique et que la politique influe tant sur notre vie aujourd'hui. Je serais volontiers à l'étranger pour fuir ça, mais le modèle tend à se propager, la contagion est rapide.

Mais de grâce, en 2012, allez voter. Pour qui vous voulez je m'en tape, mais il faut qu'on puisse assumer les choix que l'on fait, nous français, et qu'on ne renie pas notre problème président de la république quel qu'il soit sous prétexte qu'il n'aura été choisi que par 25% des électeurs.

mercredi, mai 4 2011

10 ans de traque pour que Justice soit faite.

Vous avez tous vu ; le grand Oussama il s'est pris une balle dans la tête et il est mort. Bien fait pour lui, hahaha ! Bah oui, c'est clair non ? Il méritait de mourir...

C'est l'histoire d'un jeune adolescent, qui a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux par son ancien voisin. C'était il y a dix ans, et depuis, il cherche désespérément ou se trouve l'assassin. Aujourd'hui enfin, après 8 semaines de lutte acharnée, il finit par le situer précisément. Il rentre, le flingue. Fin de l'histoire. C'est un héros ? Il a donné la mort à quelqu'un qui méritait de mourir, non ? En France, on lui donne la légion d'honneur ? Non, on l'emprisonne.

Alors pourquoi quand c'est une nation toute entière, qui passe dix ans à traquer un méchant, et qu'elle le ramène mort, on crie de joie ? Non, j'suis pas d'accord.

On a dans notre pays, la France, un certain nombre de règles. On ne se venge pas ; on ne fais pas justice soi-même ; on est innocent jusqu'à preuve du contraire ; on ne condamne personne à mourir... Certes, on sait que ces règles ne sont pas appliquées à l'étranger, et d'ailleurs ça regarde plus la Ligue des Droits de l'Homme que la France. Mais de là à féliciter le fait qu'elles ne soit pas appliquées, y'a un bon gros pas.

Ben Laden, on nous en parle depuis 10 ans mais jamais on a réussi à prouver quoi que ce soit à son sujet. Je prends pas sa défense, hein. S'il a fait du mal, il doit être sanctionné. Mais je ne suis pas capable de dire s'il a fait du mal ou non. Ni même les commandos d'élite américains. Personne en fait... Mais on est tous d'accord sur le fait que la Justice, dans ce cas, est maîtresse pour décider. Seule la Justice peut dire si oui ou non il est pour quelque chose dans les attentats du 11 Septembre.

Je vais pas déblaterrer une heure, je trouve ça naze. Ouais, d'accord. Je comprends que côté américain, tellement ça aurait été galère de faire un procès, avec la peur de représailles, avec le risque de le perdre (et oui...) et je ne sais pas trop quelles autres bonnes raisons. Et finalement je peux comprendre qu'on lui mette une balle en pleine tête pour éviter tout cela. Mais côté Français, 'LE' pays des droits de l'Homme, oser affirmer que, je cite, "Justice est faite", ça passe plutôt moyen. Même ça passe pas du tout. Fallait que ça ressorte.

lundi, avril 18 2011

Pour les élèves sans difficultés, tapez 1. Pour tous les autres, tapez votre prof.

Dans un récent coup de gueule, je parlais des discriminations en tous genres et j'évoquais la solution de l'éducation. Faut quand même avouer que côté éducation chez nous, on est des sacrés brêles. On mélange tout, éducation et instruction, et c'est bien dommage.

J'aime pas notre système, et pour une fois j'aurais presque quelques pistes pour l'améliorer...

On commence en chiffres ? Outre le remboursement de la dette (ha, ha, ha...) le Ministère de d'Education Nationale est le premier budget du gouvernement français, 21% du budget en 2010. On est au dessus de 60 Milliard d'euros. Tant de zéros, ça vous parle pas non plus ? Bon alors il faut savoir qu'avec cet argent, on paye les profs (60%), on aide certaines familles, on finance des cantines et on investit dans des infrastructures. Les quelques virgules qui restent sont négligeables. Même si les 60 Milliards parlent pas, on peut noter qu'on est le second plus gros dépensier d'Europe dans ce domaine, après la Suède. Mais pourtant, encore une fois ce sont les chiffres qui parlent, même si au niveau du nombre de diplômes on reste dans la moyenne, on explose des records dans le nombre de déscolarisations dites précoces, c'est-à-dire avant un premier diplôme significatif (BEP, CAP, BAC...).

Et pour le reste, plus besoin de chiffres. On sait pertinemment que notre système est catastrophique tellement notre organisation est mauvaise. Y'a un truc de drôle chez les profs, et c'est plutôt étonnant, c'est que plus t'es ancien, et plus t'as le droit d'enseigner dans une planque. Mais si t'es un bleu, alors tu vas en chier sévère dans une classe inimaginable, tu vas prier pour que le temps passe vite, si t'as de la chance tu tiendras le coup et tu pourras refiler ta classe au bleu suivant. Mais cette classe là, d'une part personne en veut, et d'autre part elle est pas prêt de retrouver le droit chemin si on lui donne pas un peu de stabilité. Alors qu'on soit clair, quand je parle de classes difficiles, je parle pas du 18è arrondissent de Paris ou c'est difficile d'éduquer 12 futurs médecins à la hauteur des attentes des parents. Non non. Je parle des classes fourre-tout, dans lesquelles on colle les élèves qui comprennent moins vite que la moyenne, ceux qui sont violents, ceux qui chient sur le système, ceux qui ont un handicap qui pourrait perturber une classe, ceux qui ont été virés de toutes les structures à 100km à la ronde et qu'il faut bien caser quelque part... bref, tout les rejets du cursus classique. Et donc on mets ces 15 déchets ensemble, en se disant, entre déchets, ils vont se tirer mutuellement vers le haut ? Hahaha, la blague. Non, en général au bout de deux ans, celui qui comprenait moins vite sera devenu violent, et le violent sera devenu irrécupérable. Sympa comme programme, non ? Donc dans ces classes SEGPA et autres, on mets un prof absolument pas formé et ça et qui sort fraîchement de l'école, en lui promettant que s'il ne se suicide pas avant 2 ans, il pourra accéder à une classe plus autonome. On lui dit qu'il sera aidé ce prof, on lui met à disposition un espèce de vigile qui, sur appel, pourra venir chopper Quentin par le polo et le déposer dehors en lui expliquant que c'est mal et qu'il fallait mieux respecter le professeur. Et le professeur, attaché à son métier et voulant élever du mieux possible chacun de ses élèves, se tuera à la tâche en comprenant que pour les 14 restants, c'est 14 rythmes différents qu'il faudrait pouvoir développer, et 14 possibilités de dérapage s'il essaie d'être un peu autoritaire. Et vous retrouverez, quelques mois plus tard dans les faits divers, que le dit prof a giflé un élève et que c'est une honte de dévaloriser ainsi un métier fantastique.

Le problème c'est ni la gifle, ni l'élève, ni le prof, c'est le système. Si ce système pouvait accepter l'échec, et considérer qu'un échec scolaire est loin d'être synonyme d'échec de vie, tout serait tellement plus simple. L'enfant qui chie sur le système et qui refuse l'autorité pourrait alors être déscolarisé plus tôt et accompagné de manière différente. Si ce système souhaitait un peu plus s'adapter à son public, on n'aurait pas des classes poubelles, qui servent davantage de garderie que d'école, et dans lesquelles les élèves qui veulent s'accrocher n'auront ni les moyens ni le droit de le faire. Et sérieusement, très sérieusement, vous estimez qu'à l'école on vous apprend à grandir, qu'on vous apprend la vie ?

Donc ouais, j'aime pas ces classes dites prioritaires, Segpa ou je ne sais quoi d'autre. Faudrait des enseignants passionnés, avec des moyens plus grands, et surtout, oh grand surtout, des classes spécialisées. J'estime pas que 30 ou 35 élèves par classe c'est trop. On peut en général les découper en 2, 3 ou 4 niveaux. Mais une classe de 14, avec 14 niveaux, oui là c'est trop. Pourquoi pas faire des classes avec deux profs ? Ce serait 10 fois plus vivant et pour ces enfants dits en difficultés, ça serait important. Ce serait une nouvelle corde, une nouvelle possibilité pour nous de leur redonner goût à l'école.

On me dit dans l'oreillette que en fait non, on a pas le droit de faire ça en France et qu'il faut formater les profs comme on programme des robots industriels. Sinon les enfants ils seront différents d'une classe à l'autre et que ça on aime pas du tout ça, après ils pourraient même se mettre à réfléchir par eux mêmes. Ah, bien. Tant pis, désolé d'être venu.

jeudi, février 10 2011

L'imigration choisie, l'identité nationale, et la connerie intercontinentale.

Parler, parler et parler. Ecrire et banaliser, scander et populariser. Dur dur ce débat sur l'identité nationale.

Alors on entend et on lit parfois, des choses du genre "La différence de culture nuit au peuple français" ou encore "Si les asiatiques arrivent mieux à s'intégrer dans "notre" pays (sic !) c'est qu'ils sont moins nombreux."

De grâce, comprenez ce que vous dites. C'est quoi cette notion de pays, de nation, dont ou nous rabâche la définition ? Je suis né en France, donc je suis français, n'est-ce pas ? Ah non, il faut que parents soient français ? Et mes grands-parents ? L'un ou l'autre ? Les deux ? Mais bordel, comprenez ce que vous dites. Essayez de trouver la définition d'un "français" et vous vous rendrez compte que c'est impossible. Il ne s'agit que d'une étiquette, que chacun pourrait avoir peu importe ses origines, ses croyances, ses vices même. C'est une étiquette.

Et surtout, on n'oublie pas. Dans la devise du pays des français, il y a un mot "égalité". Ca signifie (ou ça devrait signifier) que tous autant que nous sommes, nous devons respecter les mêmes règles, nous avons les même devoirs. Et pourtant, depuis quelques mois, on nous parle de "radier" des français. De leur supprimer leur nationalité. Mais attention, les purs français de souche ne risquent rien ; il s'agit des français récemment naturalisés. Donc moi, français de souche, je fais le même délit que mon copain, récemment naturalisé, et on est condamné à deux peines différentes : je pars en prison française, avec ce qu'on sait de la durée des peines, et lui sera perdra sa carte d'identité française. Ca ne choque que moi ?

A côté de ça, on nous explique aussi que la culture du pays d'origine (sic encore !) fait toute la différence. Des africains s'intègrent moins bien que les asiatiques et les statistiques sur la délinquance montrent que les crimes et délits sont davantage commis par des africains que des asiatiques. Mais alors pourquoi on parle de culture ? Les black ont la culture de la violence ? Héhé, certainement pas plus que les autres. Notre gouvernement nous explique que la taille des familles joue beaucoup, nous sort tout plein de différences sur les cultures étrangères et à quel point elles diffèrent de la notre. Justement ! C'est parce qu'elle est différente qu'il faut la découvrir !

Et l'autre trou-du-cul au ministère qui nous dit, chiffres à l'appui, que les délinquants sont majoritairement issus des pays du Maghreb. Si les chiffres le disent, c'est sans doute vrai. Mais réfléchissez à deux choses :

- Le trouduc en question, il compare les français aux étrangers, et en tire une conclusion. Forcément que l'un des deux aura plus de délinquants que l'autre. Il pourrait aussi comparer la couleur des cheveux si on part par là ; je suis certain qu'on peut trouver les chiffres, et prouver que les délinquants sont majoritairement des bruns. Alors quoi, on punit les bruns plus sévèrement ?

- Le trouduc en question toujours, mais cette fois-ci comme tous les trouducs avant lui à son poste, ils autorisent et cautionne le contrôle à la tronche. C'est même écrit noir sur blanc dans les textes de formation comme contrôleur SNCF : "Par manque de temps sur un TGV, un train grande ligne, ou de manière générale sur un omnibus, le contrôleur titulaire peut et doit orienter ses contrôles. Il pourra choisir de ne contrôler en priorité que les voyageurs qui lui semblent en situation irrégulière." On lit deux pages plus loin que "les voyageurs d'origine étrangères, ou voyageant avec un chien (hors caisse), ou encore dont les bagages ne sont constitués que de cabas constituent à eux seuls 31% des contravention dressées sur l'année 2008". Et donc quoi ? On contrôle les arabes et les SDF avec clébard ? Uniquement eux, et on laisse les costards-cravates tranquillos en 1ère ? Et comment vous voulez que le chiffre baisse... Il ne fera que monter, inexorablement, renforçant les pensées extrémistes et hérissant les poils de ceux qui, comme moi, aiment les chiffres mais se méfient des référentiels.

Alors non, je suis pas non plus un défenseur de ce qu'ils appellent la discrimination positive. J'aimerais juste qu'on se pose les vraies questions. Dans ma société de rêve, la justice sanctionnerait de la même façon deux individus ayant commis la même faute, peu importe leur pays d'origine et celui de leurs parents sur 8 générations. Et stratégiquement, il faudrait faire des statistiques. Mais on effectuerait ces statistiques sur des critères fondés, comme l'éducation, le milieu social, la stabilité familiale ou les hobbies. On chercherait des corrélations, on tenterait d'identifier des vraies causes qui pourraient influer : le cinéma, les jeux vidéos, les disputes des parents... Mais on se forcerait pas en trouver, car on ne peut pas tout expliquer. Et une fois certaines causes analysées, on mettrait en place des actions en amont pour prévenir, ça éviterait les sanctions, les chiffres, les débats stériles sur "c'est quelle couleur de peau qui viole le plus". On pourrait, je sais pas, changer notre système éducatif, réorganiser nos espaces urbains, sensibiliser davantage... Parce que si on le fait pas, on ne fera que sanctionner plus et plus encore chaque année. Et une fois qu'un de nos futurs trouducs aura rétabli la peine de mort, et qu'il aura flingué les fameux 35% de délinquants étrangers, il en restera 100% de français. Une fois qu'il aura flingué les 75% de "pas-trop-français-parce-que-sa-grand-mère-elle-a-passé-deux-ans-en-Lybie", il en restera encore 100% de français, issus de parents français sur 8 générations. Et pour que pour ceux-là, enfin, il faudra chercher des vraies solutions et oublier le rideau de fumée de la nationalité.

Après vous me direz, il pourra encore flinguer les pédés, les blondes, les SDF, les smicards, les anars, les sourds-muets, les borgnes, les nains et j'en passe. Et alors tous les fiers électeurs intolérants se sentiront rassurés. Juré, ce jour là, c'est moi qui irait cramer leurs voitures la nuit, juste pour leur montrer que même dans leur "race", on peut être sacrément abruti.

samedi, novembre 20 2010

Hadopi, ce que je n’aime pas entendre.

Oh oui qu’on en parle. Hadopi par çi, Hadopi par là. Hadopi 2 par çi… bon, vous m’avez compris. Déjà, j’aime pas vraiment les discussions clichés. Et alors les discussions ou tout le monde est d’accord, encore moins. Bref.

J’ai le droit de penser ce que je veux. J’ai le droit de dire ce que je pense. Mais j’ai aussi le droit de réfléchir.

Beaucoup sont, et je les rejoins volontiers, révoltés par ce projet de loi et ce qui va avec. Je passe rapidement hein, mais on parle du projet en lui-même comme la présomption d’innocence, l’égalité, et disons de manière générale des droits de l’homme.

Mais alors on entends à tour de bras, des espèces de revendications qui me font frissonner. Encore une fois, c’est une espèce de gigantesque conflit d’intérêt contre Hadopi. Certains se révoltent contre le principe anti-constitutionnel de la loi, et d’autres se révoltent car c’est une loi contre le téléchargement illégal. Et honnêtement, aujourd’hui, j’aimerais bien qu’on fasse la part des choses et qu’on divise clairement le groupe en deux.

Hadopi défend les droits d’auteur. Je n’ai absolument rien contre. Hadopi est un support, un accompagnement à une loi existante, et de fait elle ne peut être contestée uniquement pour cette raison.

Le téléchargement de films, de musiques, d’images, et de manière générale de tout ce qui est soumis au droit d’auteur est interdit sans autorisation spécifique. C’est vraiment pas nouveau. Et celui qui n’est pas au courant le fait vraiment exprès. Alors on peut critiquer cette interdiction librement, et clamer qu’il faudrait que le droit d’auteur soit modifié, mais on ne peut pas sérieusement critiquer Hadopi parce qu’elle fait appliquer une loi.

Le principe est le même partout ! On peut critiquer les radars automatiques parce que c’est une pompe à fric, que c’est pas vraiment préventif et j’en passe. Mais pas parce qu’il nous flashent alors qu’on roule trop vite. C’EST LA LOI !

Bon sang, assumez ! Assumons ! Oui, je télécharge. Je pompe des séries à gogo et j’envoie des films. Le jour ou un car de flics viendra me chercher pour me condamner à 50 000 euros d’amende et six mois de sursis, je ne pourrai décemment pas crier au scandale. Si ? Pour quelle raison ? Parce que c’est trop méchant ? Parce que j’ai pas d’argent ? Mais c’était bien à moi d’y penser avant… Et j’étais prévenu…

Alors de grâce, épargnez ma pitié. Lisez aujourd’hui ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. Battez vous contre une règle, unissez vous et faites ce qui faut ! Mais je vous en prie, ne laissez pas passer la règle sans mot dire en vous révoltant contre les moyens à venir de la faire appliquer.

jeudi, septembre 23 2010

La crise, parlons en.

Et blablabla, et blablabla. Le crise financière est à toutes les sauces. Elle est la cause de tous les maux du monde. Elle a bon dos, la crise.

L’argent est partout, trop même, au point qu’il n’y en a plus. L’argent réel représente un infime pourcentage de l’argent balayé chaque jour en bourse, par les états, par les banques aussi. Plus de la moitié des français sont endettés ; la richesse est répartie dans 5% de la population. Je schématise, hein ; j’ai aucune idée des chiffres mais je dois pas en être bien loin. Et entre nous, les chiffres ne changeraient pas grand chose au principe.

Les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas, et récupèrent des intérêts toujours aussi fictifs. L’argent, c’est des chiffres informatiques, de trucs qu’il faut bouger pour faire vivre. Absurde ou pas, c’est bien la réalité.

Et depuis deux ans, une crise semble bouleverser notre économie. Plouf. Le prix du café et du pain étaient déjà exorbitants bien avant cette crise ; le prix du reste n’a pas réellement évolué. Alors pour qui elle est, cette crise ? A quoi sert-elle ?

Ouvrez les yeux une minute, ou fermez les, peu importe. Suivez-moi dans mon idée, celle que je pense vraie.

Branle-bas-de-combat ! Crise financière ! Les banques voient leurs résultats à la baisse, parce que les actifs partent en fumée. Même si elle ont le droit de prêter 20 fois plus que les fonds dont elles disposent, elles affichent des résultats négatifs. Les raisons sont complexes mais peu nombreuses ; la crise des subprimes d’un côté, le perte de confiance de l’autre. On vend des maisons pourris à des gens qui n’ont pas les moyens, dans le seul objectif d’avoir une garantie de remboursement. Forcément qu’un jour ou l’autre, ça devait partir en couille. Il faut trouver des solutions, sinon le pire va arriver.

Euuuh ; mais le pire, c’est quoi ? C’est que les banques perdront toute la confiance des riches, qu’elles couleront petit à petit ; que l’accès à la propriété pour la classe moyenne deviendra un rêve inavoué, et que les emprunts n’existeront plus mais se feront bel et bien dans le temps. « Je veux une maison, je peux pas. Je mets de côté autant que je peux pour que mes enfants héritent de ça, et un jour, la maison pourra être achetée ». Admettons.

Et donc il faut au plus vite combler tout ça et mobiliser TOUS les moyens possibles. Les ricains, ils sont allés jusqu’à racheter les ruines des maisons pourraves dont je vous parlais toute à l’heure. L’état à payé ces ruines, et en est devenu propriétaire. Et les banques, du coup, ont gagné leur pari. Doublement, redoublement encore et encore de la mise de départ, jackpot. Coût de l’investissement ? 700 Milliards, soit, détail, plus de 2000 euros par habitant. Nous en France, on est plus soft. Plus modestes aussi, hein, ça reste la France. Mais moins discrets aussi. On paye directement aux banques, c’est plus classe. 12 milliards cash.

Vous me suivez toujours ? Courage.

Donc on « sauve » les banques. On sauve, n’ayons pas peur des mots, des types blindés de pognon qui s’enrichissent et qui gagnent en une seconde ce que je n’aurais pas en toute une vie. Parce qu’ils sont en difficulté. Comme c’est chou. Et là je crois qu’il faut des chiffres, parce que c’est quand même drôle. Ceux qui ont su faire croire qu’ils aideraient les banques et l’état à se sortir de la crise, ils sont une petite centaine et auront couté en un an 2,5 milliars d’euros. Calcul rapide, plus de 2 millions par mois et par tête. Elle est belle la crise, elle est belle.

Alors certes, la crise c’est pas du tout-imaginé. Certes, y’a des gens en danger. Mais bordel, encore une fois, faut prendre ses responsabilités. Le patron de banque qui joue et qui perds 3 milliards en un an, on l’aide. Et l’artisan qui est en déficit de 30 000 misérables euros à la fin de l’année, lui, il coule. Et il a deux chances sur trois de finir en tôle si on se rend compte qu’il a joué avec de l’argent qui n’était pas à lui. Alors oui, on peut continuer à filer la thune aux riches. Après leur game over monumental, on peut payer les pots cassés et leur offrir une nouvelle partie. Mais qu’on ne nous dise pas que c’est la seule solution ! Que l’état assume son choix !

Jusqu’ou ira le gouvernement ? Les banques se gèrent aussi mal qu’à une partie de chomagopoly en fin de soirée. Le bilan est catastrophique, c’est nous qui raquons. Demain, on raquera encore, c’est évident. On on s’arrêtera quand ? Quand ceux qui s’en foutent plein les poches seront lassés de faire des choix économiques déstreux ? Quand les banques possèderont tout le patrimoine terrien ? J’en sais rien. En toute vraisemblance, pas quand le gouvernement décidera que c’en est trop. Ou alors, eux et moi n’avons pas la même définition du « trop ». Le calcul est à faire ; l’état était déficitaire de 51 milliards d’euros en Juillet 2008 (dure dure l’après-guerre). Douze mois plus tard, 109 milliards. Soyez pas dupes hein, surtout ne soyez pas dupes. La crise, on l’a choisie. « Ils » l’ont provoqué, mais « on » la cautionne.

Oh qu’elle a bon dos cette crise. Un sacré dos.

dimanche, septembre 19 2010

Le trou de la Sécu, une légende urbaine !

Les chiffres, c'est mon truc. J'aime bien les lire et les analyser ; parce que bien souvent, seul le ton est persuasif, le chiffre en lui-même ne veut rien dire. Prenons un exemple :

- "Cette année, 8 000 kilomètres de voie ferrée ont été révisées et renforcées ; cela correspond à 9 fois la distance entre Dunkerque et Perpignan, villes les plus éloignées l'une de l'autre en France". Ouah, c'est énorme !

- "Cette années, seuls 8 000 kilomètres de voies ferrées ont pu être entretenus, mois d'1/7è du parc national." Bouah, c'est pas beaucoup.

Bon, je suis pas là pour parler de la SNCF, mais du trou de la Sécu. On en parle, on le chiffre, et tout et tout, et pour 80% de la population, c'est là un gouffre sans fond. Du coup, la pilule passe moyen quand on nous demande de raquer un euro par-ci par-là pour éviter de le creuser davantage. En 2008, c'était -10 milliards ("Ouah, c'est énorme"). Ou un cinquième du budget de la défense française ("Ah oui, c'est pas énorme en fait").

Alors pour combler ce "machin", on va ponctionner un euro pour chaque consultation généraliste, 50 centimes ou 1 euros sur les boîtes de médicaments, et puis bien d'autres à venir. Les dépassements d'honoraires autorisés, les consultations très peu remboursées chez un médecin autre que son médecin traitant, ça fait du bifton qui part dans le fameux trou. Trou qui, inlassablement, se creuse seul, pour peut-être avoisiner les -20 milliards pour 2010. Ah oui j'oubliais, on parle en euros hein. les trucs qui valent genre 6 francs 50...

Bon, là, je crois qu'ils sont à cours pour nous faire payer encore plus. Deux questions sont importantes ; "pourquoi que l'trou y grossit ?" et "comment qu'on pourrait faire pour l'combler ?".

La médecine fait des progrès énormes, énormes, voire trop énormes. Là ou il y a dix ans, un patient mourrait après un grave accident de voiture, aujourd'hui on est capable de tenter beaucoup de choses. On est même capables de tenir un patient mort en vie pendant des semaines. Le débat sur l'euthanasie, il prend là tout son sens. Tout ça pour dire qu'avant, on mourrait dix ans plus tôt, et qu'on tend à vivre de plus en plus vieux, de plus en plus assisté dans les dernières années, et qu'environ un patient sur deux "coûte" durant ses 12 derniers mois de vie autant d'argent que depuis sa naissance. C'est réducteur et brutal, mais j'aime trop les chiffres pour être vague.

Et deuxième question, combler le trou. Il y a dix milles pistes à explorer et à creuser, mais c'est bien trop difficile, vous comprenez. La Sécu, c'est un espèce de réseau régionalisé, c'est à dire un organisme qui fait les choses à 50 endroits différents alors que tout pourrait se faire au même endroit. Je parle pas de main d'oeuvre hein, mais bien des moyens logistiques et techniques absolument pas mutualisés aujourd'hui. Bien évidemment, cela demande des changements majeurs mais ça ne changerait en rien la vie des assurés, et ces évolutions seraient bien mieux perçues que des euros volés à chaque symptôme.

Rhôô, et si. Il faut quand même noter la répartition budgétaire gouvernementale plutôt aléatoire et irréfléchie. Le sécu est la seule dépense nationale publique qui ne rentre pas dans le budget de l'état. Imaginez que la société que vous gérez, qui doit gagner de l'argent ou au minimum ne pas en perdre, ait un "espace" du même genre". Un compte qui rentre pas dans votre budget. C'est facile de dire "Cette année, j'ai gagné 1 million" si à côté, le fameux compte à part est déficitaire du double. N'est-ce pas ?

Notez aussi que ce qui coûte une fortune à la Sécu, ce sont les traitements des cancers. Les chimiothérapies (mono ou poly) peuvent coûter jusqu'à 20 000 euros par semaine et par patient. N'est-ce pas énorme ? ("Ah ouais, énorme"). Et ces cancers, il n'y en avait pas tant dans les dernières années. Pourquoi donc ? Le débat est compliqué, et moi je pencherais plutôt pour une dégradation des conditions de travail de manière générale, cette fameuse philosophie du "travailler plus". Aussi, dans ma tête, on rajoute à ça un stress montant, des angoisses infinies, pour en arriver sur le constat que le français est le plus gros consommateur d'anti-dépresseur au monde. Mais là, ce n'est que mon avis.

Le votre sera peut-être différent, mais on tombera d'accord sur une cause. Le tabac. On nous le dit, on nous l'écrit. Chaque cigarette augmente le risque d'un cancer. Mais attendez, tabac, tabac. Le tabac augmenterait le nombre de cancers, et coûterait en conséquence des sommes folles à la Sécu ? Hum. Ce tabac, pour lequel le gouvernement perçoit 80% en taxes ? Ah oui, c'est bien le même.

Mais alors, calcul simple. Comparons sur 2008. -10 millards pour la Sécu. Et le tabac rapporte 11 milliards ? En un an on bouche le trou ? Mais alors c'est plus un trou, c'est un mythe...

dimanche, janvier 17 2010

Je me souviens de mes années d'étude.

C'était nul ! Quand j'étais au collège j'aimais pas, je rêvais du lycée. Et quand j'étais au Lycée, j'aimais pas, je regrettais le collège. Après, y'a eu l'IUT, ou je regrettais le lycée... Et maintenant, en fait, le recul est là. C'était bien ! J'aime ces années.

Je me souviens de la 2T5, 1ST2 puis TST2. Des purs délires en histoire avec notre prof qui voulait qu'on aille chier sur la place de Jaude (place centrale de Clermont-Ferrand) sous l'oeil des caméras. Je me souviens de Monsieur Soulier, prof d'espagnol, qui comtemplait le lac vide du lycée en regrettant qu'il n'y ait pas de poisson. Je me souviens aussi de Monsieur Rigaud, prof de Physique-Chimie, qui nous demandait à chaque instant d'arrêter d'imiter le bruit de la carotte, ou de faire le bruit des lunettes. Rhalala, larmes aux yeux quand je revois l'image de Pierrot, Bastien, Damien, Cédric ou Cédric en train de simuler un lavage de lunette, un lancer de défi ou encore une plongée sous-marine, bouteille d'oxygène bruyante.

Et j'en ai fait des conneries dans ce lycée. Le démontage des prises électriques en espagnol (haha, la réplique de Grégory quand je me loupais, "mais t'as fait quoi à tes cheveux ?" "J'ai pris le jus, ça pique..."), ou encore quand on cachait le pouss-mouss en physique, ou qu'on remplaçait ses marqueurs Velleda par des indélébiles. Je me revois et je me dis que je mériterais des sacrés claques, mais y'avait jamais rien de profondément méchant et c'est pour ça que ça me fait tant rire aujourd'hui.

L'internat du lycée, c'était une sacré orgie aussi. Les baquages en seconde, la bataille d'eau avec la lance à incendie... aïe, aïe, aïe. Romuald avait pris cher ce jour là. Regis et moi, on cartonnait la nuit. Je me souvient de la couleur des doigts de Régis quand Mathieu lui avait explosé une porte dessus lors du baquage tant rêvé de Bat Beber ! (Nicolas) . C'est long à raconter, mais c'était d'excellents moments. Y'a eu l'époque Magic, l'époque Tarot aussi. L'époque "on piccole dans la chambre en jouant au Caps et on se fait griller par le veilleur de nuit" était pas mal non plus. Rhalala, Lulu m'aura manqué.

Y'a eu les Dimanches soir à l'internat aussi, ou Norman et moi on se cassait systématiquement, au choix, manger un MacDo ou tenter de démonter les composteurs SNCF.

Et après y'a eu l'IUT. Le Flamm'mag et l'équipe qui l'animait. On était pas beaucoup mais alors c'était épique. Gaël en tête, Cédric, Romain, Damien pas bien loin. Patrick se joignait à nous de temps en temps. Le R.U. c'était des chouettes moments ; le RUpide, coca, tarot + clope, c'était un combo d'enfer. Et puis en seconde année, enfin, en deuxième première année, y'a eu le Nota Bene, le bar dans le complexe. On y campait pour les cartes, le billard, et les demis à 2 euros 10.

Et là, entre Monsieur Imbert, Madame Brigoulet ou encore Monsieur Perraut, y'avait eu du conflit. Les chansons déjà, les jeux de mots de Damien et Gaël (l'ASCI à l'pain, l'ACSI boulette et j'en passe...), l'histoire d'amour entre Madame More et moi, avec son magnifique pull rempli de glands... Mé-mo-rable ! Et ouais, la blague de More c'était moi. Ter-rible. Le doute aura été mis pendant des mois, que dis-je, des années. Même Gaël a douté de son innocence. Faut dire qu'il s'était défendu avec brio ! ("J'avouerai jamais que c'est moi qui l'ai dite." "Enfin oui, parce que je l'ai pas dite".)

Bref, des bons moments que je ne retrouverai probablement jamais. Mais qu'évidemment, je n'oublierai jamais. C'était bien ces années là. J'aime !

mardi, décembre 22 2009

Je me souviens de World of Warcraft.

C'était il y a quelques années seulement mais j'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis. Ma grande période aura été lorsque j'habitais à Amiens et que jouais plusieurs heures par jour, chaque jour de semaine ou de week-end, férié ou en vacances. Pour les non initiés, World of Warcraft, abrégé Wow, est un jeu sur Internet massivement multijoueur. Des milliers de gens incarnent un personnage et peuvent se rencontrer, s'affronter, évoluer ensemble ou de manière générale s'amuser. J'ai quitté Wow non sans regret, avec un noeud au ventre, des larmes au yeux et plein de bons souvenirs. Oooh, oui. Wow, ce sont des centaines de souvenirs, bons pour la plupart. Les raids à Alterac (désolé pour les non connaisseurs, Alterac est le nom d'un grand champ de bataille dans la jeu, ou 80 joueurs s'affrontent en deux équipes), les nuits à galérer en farm (pour chercher désespérément un objet convoité, ou chercher des centaines d'exemplaires du même objet), et l'ambiance qui m'a amusé pendant de longs mois sous TeamSpeak (système de communication vocale via Internet).

Des bons souvenirs, j'en ai à la pelle ; j'ai des images, des sons, plein de choses qui me rappellent ce bon vieux temps. J'ai aujourd'hui de bons amis que j'ai connu grâce au jeu et avec qui je conserve un contact régulier hors jeu. Pour ça aussi, merci World of Warcraft.

Mais non, ce n'est pas, dans l'ensemble, un bon souvenir. Parce que j'ai pitié du "Antoine" que j'étais devant le jeu. Asocial au possible, obsédé par son ordinateur. Peu travailleur, peu soucieux du monde réel et parfois ayant du mal à faire la part des choses entre la vie et le jeu. Donc non ; plus jamais World of Warcraft dans ces conditions. Jouer oui, être dépendant non. Mais pour rien cacher, j'ai souvent une piqûre qui me rappelle tout cela.

Si vous avez l'occasion, filez faire un tour sur ma page de musiques, et écoutez "Wow fini", ça image bien ce que je pense aujourd'hui du monde des "no-life fiers de l'être".

lundi, décembre 21 2009

Je me souviens de Gérard Cousin.

Et j'aime ça aussi, oui. Je m'en souviens avec des larmes plein les yeux, des vielles larmes de rires, et des plus récentes de tristesse. Gérard Cousin, alias aussi Gérard de Suresnes ou tout simplement Gégé, a animé sur Fun Radio à l'époque du Star System. C'était dans les débuts de la radio libre, et après avoir été un auditeur atypique, Gégé est devenu un animateur ultra atypique. C'est difficile à comprendre quand on a pas connu, mais Gérard animait des débats sur des thèmes bidons au possible, avec des questions ridicules et parfois sans aucun sens. Et il le faisait sérieusement, très sérieusement, tentant de rétablir l'ordre dans les débordements systématiques de l'équipe d'animation et des auditeurs. Tout le monde sans exception se moquait de Gégé, et lui se donnait un mal fou à essayer de donner un sens à son débat. Gérard était un ancien routier, et s'est retrouvé en grandes difficultés après un accident de la route. S'en est suivi l'alcool et ce qui va avec. Max, à l'époque chapeautait le Star Sytem, et a engagé Gérard sans autre but que de faire de l'audience, parce que la moquerie, ça paie. Et je me souviens de cette époque ou collé à mes enceintes entre minuit et deux heures du matin, je pleurait de rire écoutant la radio.

Oui, Gérard devait sa célébrité à son innocence, son alcoolisme parfois, et à sa maladie de manière générale. J'ai eu des remords, je me suis dit que c'était pas chouette de se moquer d'un homme comme lui. Et après y avoir réfléchi, j'ai repris l'écoute, en me disant que finalement, Gégé était épanoui à la radio, et que même s'il était là pour faire rire à ses dépends, il aimait ça et il en jouait parfois.

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout cela. Je me souviens des retours en vitesse à la maison pour ne pas louper le début du débat, je me souviens des gueulantes qui dépassaient le raisonnable mais qui me faisaient rire systématiquement et sans lassitude. L'équipe, les habituels, et les vannes redondantes d'une année à l'autre... Je m'en souviens.

"TAAA GUEUUUUULLE CONNAAAAAAARD ! DEGAAAAAAAAAAAGE !" criait-il en s'énervant contre les auditeurs. "Je suis un peu en retard, désolé j'ai eu quelques problèmes mais c'est pas très grave" était-il également capable d'annoncer en prise d'antenne.

Gérard s'est éteint en 2006, et j'ai pleuré, pleuré... Oui, j'ai eu pitié de lui, à plusieurs moments. Parce qu'il a changé, et parce qu'il ne méritait pas tout ce qu'il a vécu. Je me souviens avoir pleuré, et repleuré, et même quelques mois après en écoutant des débats, mes larmes de rire se sont parfois mélangées à des larmes de tristesse, nostalgiques d'une époque dont je suis vraiment heureux d'avoir fait partie.

Je m'en souviens, et peu d'autres s'en souviendront aussi longtemps. Je leur raconterais avec grand plaisir les années Gégé si toutefois ils me le demandaient.

dimanche, novembre 1 2009

Je me souviens de Dorothée.

Et j'aime ça ; réellement. J'aime m'en souvenir, j'aime écouter la Dorothée de la vraie époque, la regarder aussi. J'étais jeune, très jeune quand elle faisait ses directs à la télé. Je n'ai pas connu Récréa 2, moi c'était le club Dorothée sur TF1. Elle a inventé ce concept du direct pour les enfants, et elle a tenu la longueur. Vraiment. J'écoute avec émotion ses chansons de l'époque ; et vraiment j'aime ça. J'ai même versé quelques larmes en écoutant une de ses dernières chansons, "Je ne vous ai pas oubliés" sur le plateau de Jacques Martin à l'Ecole des Fans. Tiens ça aussi j'aime. Mais ne mélangeons pas tout.

Alors évidemment, j'admire vraiment Dorothée pour ce qu'elle a pu faire. Des directs à n'en plus finir, de la chanson (contestable peut-être, mais à succès), un record de Bercy qu'elle détient encore aujourd'hui. Et quand j'ai un coup de blues, je n'ai aucun mal à trouver une chanson d'elle qui me remontera le moral. Elle chante avec des mimiques et un sourire inégalables, c'est beau à voir et j'ai presque envie de dire que son sourire est contagieux.

Alors ouais, c'est vrai. Ce qu'elle chante, c'est pas vraiment ultra textuel. Je le reconnais sans mal ; mais y'a d'une part ce côté nostalgie, d'autre part ce côté dérision pas forcément volontaire. Dans la globalité, j'aime !

Rapide intro.

Hop, j'en ai longtemps parlé. C'était un vague projet mais j'aimerais m'y mettre, doucement.

J'aime, j'aime pas. Le concept est simple. C'est surtout pour pas oublier.

Et vous l'aurez compris, le blog "coups de gueule" qui devait voir le jour, il sera là dedans. Ca va fuser du "j'aime pas" !