J'aime, j'aime moins.

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dimanche, janvier 17 2010

Je me souviens de mes années d'étude.

C'était nul ! Quand j'étais au collège j'aimais pas, je rêvais du lycée. Et quand j'étais au Lycée, j'aimais pas, je regrettais le collège. Après, y'a eu l'IUT, ou je regrettais le lycée... Et maintenant, en fait, le recul est là. C'était bien ! J'aime ces années.

Je me souviens de la 2T5, 1ST2 puis TST2. Des purs délires en histoire avec notre prof qui voulait qu'on aille chier sur la place de Jaude (place centrale de Clermont-Ferrand) sous l'oeil des caméras. Je me souviens de Monsieur Soulier, prof d'espagnol, qui comtemplait le lac vide du lycée en regrettant qu'il n'y ait pas de poisson. Je me souviens aussi de Monsieur Rigaud, prof de Physique-Chimie, qui nous demandait à chaque instant d'arrêter d'imiter le bruit de la carotte, ou de faire le bruit des lunettes. Rhalala, larmes aux yeux quand je revois l'image de Pierrot, Bastien, Damien, Cédric ou Cédric en train de simuler un lavage de lunette, un lancer de défi ou encore une plongée sous-marine, bouteille d'oxygène bruyante.

Et j'en ai fait des conneries dans ce lycée. Le démontage des prises électriques en espagnol (haha, la réplique de Grégory quand je me loupais, "mais t'as fait quoi à tes cheveux ?" "J'ai pris le jus, ça pique..."), ou encore quand on cachait le pouss-mouss en physique, ou qu'on remplaçait ses marqueurs Velleda par des indélébiles. Je me revois et je me dis que je mériterais des sacrés claques, mais y'avait jamais rien de profondément méchant et c'est pour ça que ça me fait tant rire aujourd'hui.

L'internat du lycée, c'était une sacré orgie aussi. Les baquages en seconde, la bataille d'eau avec la lance à incendie... aïe, aïe, aïe. Romuald avait pris cher ce jour là. Regis et moi, on cartonnait la nuit. Je me souvient de la couleur des doigts de Régis quand Mathieu lui avait explosé une porte dessus lors du baquage tant rêvé de Bat Beber ! (Nicolas) . C'est long à raconter, mais c'était d'excellents moments. Y'a eu l'époque Magic, l'époque Tarot aussi. L'époque "on piccole dans la chambre en jouant au Caps et on se fait griller par le veilleur de nuit" était pas mal non plus. Rhalala, Lulu m'aura manqué.

Y'a eu les Dimanches soir à l'internat aussi, ou Norman et moi on se cassait systématiquement, au choix, manger un MacDo ou tenter de démonter les composteurs SNCF.

Et après y'a eu l'IUT. Le Flamm'mag et l'équipe qui l'animait. On était pas beaucoup mais alors c'était épique. Gaël en tête, Cédric, Romain, Damien pas bien loin. Patrick se joignait à nous de temps en temps. Le R.U. c'était des chouettes moments ; le RUpide, coca, tarot + clope, c'était un combo d'enfer. Et puis en seconde année, enfin, en deuxième première année, y'a eu le Nota Bene, le bar dans le complexe. On y campait pour les cartes, le billard, et les demis à 2 euros 10.

Et là, entre Monsieur Imbert, Madame Brigoulet ou encore Monsieur Perraut, y'avait eu du conflit. Les chansons déjà, les jeux de mots de Damien et Gaël (l'ASCI à l'pain, l'ACSI boulette et j'en passe...), l'histoire d'amour entre Madame More et moi, avec son magnifique pull rempli de glands... Mé-mo-rable ! Et ouais, la blague de More c'était moi. Ter-rible. Le doute aura été mis pendant des mois, que dis-je, des années. Même Gaël a douté de son innocence. Faut dire qu'il s'était défendu avec brio ! ("J'avouerai jamais que c'est moi qui l'ai dite." "Enfin oui, parce que je l'ai pas dite".)

Bref, des bons moments que je ne retrouverai probablement jamais. Mais qu'évidemment, je n'oublierai jamais. C'était bien ces années là. J'aime !

lundi, décembre 21 2009

Je me souviens de Gérard Cousin.

Et j'aime ça aussi, oui. Je m'en souviens avec des larmes plein les yeux, des vielles larmes de rires, et des plus récentes de tristesse. Gérard Cousin, alias aussi Gérard de Suresnes ou tout simplement Gégé, a animé sur Fun Radio à l'époque du Star System. C'était dans les débuts de la radio libre, et après avoir été un auditeur atypique, Gégé est devenu un animateur ultra atypique. C'est difficile à comprendre quand on a pas connu, mais Gérard animait des débats sur des thèmes bidons au possible, avec des questions ridicules et parfois sans aucun sens. Et il le faisait sérieusement, très sérieusement, tentant de rétablir l'ordre dans les débordements systématiques de l'équipe d'animation et des auditeurs. Tout le monde sans exception se moquait de Gégé, et lui se donnait un mal fou à essayer de donner un sens à son débat. Gérard était un ancien routier, et s'est retrouvé en grandes difficultés après un accident de la route. S'en est suivi l'alcool et ce qui va avec. Max, à l'époque chapeautait le Star Sytem, et a engagé Gérard sans autre but que de faire de l'audience, parce que la moquerie, ça paie. Et je me souviens de cette époque ou collé à mes enceintes entre minuit et deux heures du matin, je pleurait de rire écoutant la radio.

Oui, Gérard devait sa célébrité à son innocence, son alcoolisme parfois, et à sa maladie de manière générale. J'ai eu des remords, je me suis dit que c'était pas chouette de se moquer d'un homme comme lui. Et après y avoir réfléchi, j'ai repris l'écoute, en me disant que finalement, Gégé était épanoui à la radio, et que même s'il était là pour faire rire à ses dépends, il aimait ça et il en jouait parfois.

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout cela. Je me souviens des retours en vitesse à la maison pour ne pas louper le début du débat, je me souviens des gueulantes qui dépassaient le raisonnable mais qui me faisaient rire systématiquement et sans lassitude. L'équipe, les habituels, et les vannes redondantes d'une année à l'autre... Je m'en souviens.

"TAAA GUEUUUUULLE CONNAAAAAAARD ! DEGAAAAAAAAAAAGE !" criait-il en s'énervant contre les auditeurs. "Je suis un peu en retard, désolé j'ai eu quelques problèmes mais c'est pas très grave" était-il également capable d'annoncer en prise d'antenne.

Gérard s'est éteint en 2006, et j'ai pleuré, pleuré... Oui, j'ai eu pitié de lui, à plusieurs moments. Parce qu'il a changé, et parce qu'il ne méritait pas tout ce qu'il a vécu. Je me souviens avoir pleuré, et repleuré, et même quelques mois après en écoutant des débats, mes larmes de rire se sont parfois mélangées à des larmes de tristesse, nostalgiques d'une époque dont je suis vraiment heureux d'avoir fait partie.

Je m'en souviens, et peu d'autres s'en souviendront aussi longtemps. Je leur raconterais avec grand plaisir les années Gégé si toutefois ils me le demandaient.

dimanche, novembre 1 2009

Je me souviens de Dorothée.

Et j'aime ça ; réellement. J'aime m'en souvenir, j'aime écouter la Dorothée de la vraie époque, la regarder aussi. J'étais jeune, très jeune quand elle faisait ses directs à la télé. Je n'ai pas connu Récréa 2, moi c'était le club Dorothée sur TF1. Elle a inventé ce concept du direct pour les enfants, et elle a tenu la longueur. Vraiment. J'écoute avec émotion ses chansons de l'époque ; et vraiment j'aime ça. J'ai même versé quelques larmes en écoutant une de ses dernières chansons, "Je ne vous ai pas oubliés" sur le plateau de Jacques Martin à l'Ecole des Fans. Tiens ça aussi j'aime. Mais ne mélangeons pas tout.

Alors évidemment, j'admire vraiment Dorothée pour ce qu'elle a pu faire. Des directs à n'en plus finir, de la chanson (contestable peut-être, mais à succès), un record de Bercy qu'elle détient encore aujourd'hui. Et quand j'ai un coup de blues, je n'ai aucun mal à trouver une chanson d'elle qui me remontera le moral. Elle chante avec des mimiques et un sourire inégalables, c'est beau à voir et j'ai presque envie de dire que son sourire est contagieux.

Alors ouais, c'est vrai. Ce qu'elle chante, c'est pas vraiment ultra textuel. Je le reconnais sans mal ; mais y'a d'une part ce côté nostalgie, d'autre part ce côté dérision pas forcément volontaire. Dans la globalité, j'aime !