Et blablabla, et blablabla. Le crise financière est à toutes les sauces. Elle est la cause de tous les maux du monde. Elle a bon dos, la crise.

L’argent est partout, trop même, au point qu’il n’y en a plus. L’argent réel représente un infime pourcentage de l’argent balayé chaque jour en bourse, par les états, par les banques aussi. Plus de la moitié des français sont endettés ; la richesse est répartie dans 5% de la population. Je schématise, hein ; j’ai aucune idée des chiffres mais je dois pas en être bien loin. Et entre nous, les chiffres ne changeraient pas grand chose au principe.

Les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas, et récupèrent des intérêts toujours aussi fictifs. L’argent, c’est des chiffres informatiques, de trucs qu’il faut bouger pour faire vivre. Absurde ou pas, c’est bien la réalité.

Et depuis deux ans, une crise semble bouleverser notre économie. Plouf. Le prix du café et du pain étaient déjà exorbitants bien avant cette crise ; le prix du reste n’a pas réellement évolué. Alors pour qui elle est, cette crise ? A quoi sert-elle ?

Ouvrez les yeux une minute, ou fermez les, peu importe. Suivez-moi dans mon idée, celle que je pense vraie.

Branle-bas-de-combat ! Crise financière ! Les banques voient leurs résultats à la baisse, parce que les actifs partent en fumée. Même si elle ont le droit de prêter 20 fois plus que les fonds dont elles disposent, elles affichent des résultats négatifs. Les raisons sont complexes mais peu nombreuses ; la crise des subprimes d’un côté, le perte de confiance de l’autre. On vend des maisons pourris à des gens qui n’ont pas les moyens, dans le seul objectif d’avoir une garantie de remboursement. Forcément qu’un jour ou l’autre, ça devait partir en couille. Il faut trouver des solutions, sinon le pire va arriver.

Euuuh ; mais le pire, c’est quoi ? C’est que les banques perdront toute la confiance des riches, qu’elles couleront petit à petit ; que l’accès à la propriété pour la classe moyenne deviendra un rêve inavoué, et que les emprunts n’existeront plus mais se feront bel et bien dans le temps. « Je veux une maison, je peux pas. Je mets de côté autant que je peux pour que mes enfants héritent de ça, et un jour, la maison pourra être achetée ». Admettons.

Et donc il faut au plus vite combler tout ça et mobiliser TOUS les moyens possibles. Les ricains, ils sont allés jusqu’à racheter les ruines des maisons pourraves dont je vous parlais toute à l’heure. L’état à payé ces ruines, et en est devenu propriétaire. Et les banques, du coup, ont gagné leur pari. Doublement, redoublement encore et encore de la mise de départ, jackpot. Coût de l’investissement ? 700 Milliards, soit, détail, plus de 2000 euros par habitant. Nous en France, on est plus soft. Plus modestes aussi, hein, ça reste la France. Mais moins discrets aussi. On paye directement aux banques, c’est plus classe. 12 milliards cash.

Vous me suivez toujours ? Courage.

Donc on « sauve » les banques. On sauve, n’ayons pas peur des mots, des types blindés de pognon qui s’enrichissent et qui gagnent en une seconde ce que je n’aurais pas en toute une vie. Parce qu’ils sont en difficulté. Comme c’est chou. Et là je crois qu’il faut des chiffres, parce que c’est quand même drôle. Ceux qui ont su faire croire qu’ils aideraient les banques et l’état à se sortir de la crise, ils sont une petite centaine et auront couté en un an 2,5 milliars d’euros. Calcul rapide, plus de 2 millions par mois et par tête. Elle est belle la crise, elle est belle.

Alors certes, la crise c’est pas du tout-imaginé. Certes, y’a des gens en danger. Mais bordel, encore une fois, faut prendre ses responsabilités. Le patron de banque qui joue et qui perds 3 milliards en un an, on l’aide. Et l’artisan qui est en déficit de 30 000 misérables euros à la fin de l’année, lui, il coule. Et il a deux chances sur trois de finir en tôle si on se rend compte qu’il a joué avec de l’argent qui n’était pas à lui. Alors oui, on peut continuer à filer la thune aux riches. Après leur game over monumental, on peut payer les pots cassés et leur offrir une nouvelle partie. Mais qu’on ne nous dise pas que c’est la seule solution ! Que l’état assume son choix !

Jusqu’ou ira le gouvernement ? Les banques se gèrent aussi mal qu’à une partie de chomagopoly en fin de soirée. Le bilan est catastrophique, c’est nous qui raquons. Demain, on raquera encore, c’est évident. On on s’arrêtera quand ? Quand ceux qui s’en foutent plein les poches seront lassés de faire des choix économiques déstreux ? Quand les banques possèderont tout le patrimoine terrien ? J’en sais rien. En toute vraisemblance, pas quand le gouvernement décidera que c’en est trop. Ou alors, eux et moi n’avons pas la même définition du « trop ». Le calcul est à faire ; l’état était déficitaire de 51 milliards d’euros en Juillet 2008 (dure dure l’après-guerre). Douze mois plus tard, 109 milliards. Soyez pas dupes hein, surtout ne soyez pas dupes. La crise, on l’a choisie. « Ils » l’ont provoqué, mais « on » la cautionne.

Oh qu’elle a bon dos cette crise. Un sacré dos.