C'était il y a quelques années seulement mais j'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis. Ma grande période aura été lorsque j'habitais à Amiens et que jouais plusieurs heures par jour, chaque jour de semaine ou de week-end, férié ou en vacances. Pour les non initiés, World of Warcraft, abrégé Wow, est un jeu sur Internet massivement multijoueur. Des milliers de gens incarnent un personnage et peuvent se rencontrer, s'affronter, évoluer ensemble ou de manière générale s'amuser. J'ai quitté Wow non sans regret, avec un noeud au ventre, des larmes au yeux et plein de bons souvenirs. Oooh, oui. Wow, ce sont des centaines de souvenirs, bons pour la plupart. Les raids à Alterac (désolé pour les non connaisseurs, Alterac est le nom d'un grand champ de bataille dans la jeu, ou 80 joueurs s'affrontent en deux équipes), les nuits à galérer en farm (pour chercher désespérément un objet convoité, ou chercher des centaines d'exemplaires du même objet), et l'ambiance qui m'a amusé pendant de longs mois sous TeamSpeak (système de communication vocale via Internet).

Des bons souvenirs, j'en ai à la pelle ; j'ai des images, des sons, plein de choses qui me rappellent ce bon vieux temps. J'ai aujourd'hui de bons amis que j'ai connu grâce au jeu et avec qui je conserve un contact régulier hors jeu. Pour ça aussi, merci World of Warcraft.

Mais non, ce n'est pas, dans l'ensemble, un bon souvenir. Parce que j'ai pitié du "Antoine" que j'étais devant le jeu. Asocial au possible, obsédé par son ordinateur. Peu travailleur, peu soucieux du monde réel et parfois ayant du mal à faire la part des choses entre la vie et le jeu. Donc non ; plus jamais World of Warcraft dans ces conditions. Jouer oui, être dépendant non. Mais pour rien cacher, j'ai souvent une piqûre qui me rappelle tout cela.

Si vous avez l'occasion, filez faire un tour sur ma page de musiques, et écoutez "Wow fini", ça image bien ce que je pense aujourd'hui du monde des "no-life fiers de l'être".