C'était nul ! Quand j'étais au collège j'aimais pas, je rêvais du lycée. Et quand j'étais au Lycée, j'aimais pas, je regrettais le collège. Après, y'a eu l'IUT, ou je regrettais le lycée... Et maintenant, en fait, le recul est là. C'était bien ! J'aime ces années.

Je me souviens de la 2T5, 1ST2 puis TST2. Des purs délires en histoire avec notre prof qui voulait qu'on aille chier sur la place de Jaude (place centrale de Clermont-Ferrand) sous l'oeil des caméras. Je me souviens de Monsieur Soulier, prof d'espagnol, qui comtemplait le lac vide du lycée en regrettant qu'il n'y ait pas de poisson. Je me souviens aussi de Monsieur Rigaud, prof de Physique-Chimie, qui nous demandait à chaque instant d'arrêter d'imiter le bruit de la carotte, ou de faire le bruit des lunettes. Rhalala, larmes aux yeux quand je revois l'image de Pierrot, Bastien, Damien, Cédric ou Cédric en train de simuler un lavage de lunette, un lancer de défi ou encore une plongée sous-marine, bouteille d'oxygène bruyante.

Et j'en ai fait des conneries dans ce lycée. Le démontage des prises électriques en espagnol (haha, la réplique de Grégory quand je me loupais, "mais t'as fait quoi à tes cheveux ?" "J'ai pris le jus, ça pique..."), ou encore quand on cachait le pouss-mouss en physique, ou qu'on remplaçait ses marqueurs Velleda par des indélébiles. Je me revois et je me dis que je mériterais des sacrés claques, mais y'avait jamais rien de profondément méchant et c'est pour ça que ça me fait tant rire aujourd'hui.

L'internat du lycée, c'était une sacré orgie aussi. Les baquages en seconde, la bataille d'eau avec la lance à incendie... aïe, aïe, aïe. Romuald avait pris cher ce jour là. Regis et moi, on cartonnait la nuit. Je me souvient de la couleur des doigts de Régis quand Mathieu lui avait explosé une porte dessus lors du baquage tant rêvé de Bat Beber ! (Nicolas) . C'est long à raconter, mais c'était d'excellents moments. Y'a eu l'époque Magic, l'époque Tarot aussi. L'époque "on piccole dans la chambre en jouant au Caps et on se fait griller par le veilleur de nuit" était pas mal non plus. Rhalala, Lulu m'aura manqué.

Y'a eu les Dimanches soir à l'internat aussi, ou Norman et moi on se cassait systématiquement, au choix, manger un MacDo ou tenter de démonter les composteurs SNCF.

Et après y'a eu l'IUT. Le Flamm'mag et l'équipe qui l'animait. On était pas beaucoup mais alors c'était épique. Gaël en tête, Cédric, Romain, Damien pas bien loin. Patrick se joignait à nous de temps en temps. Le R.U. c'était des chouettes moments ; le RUpide, coca, tarot + clope, c'était un combo d'enfer. Et puis en seconde année, enfin, en deuxième première année, y'a eu le Nota Bene, le bar dans le complexe. On y campait pour les cartes, le billard, et les demis à 2 euros 10.

Et là, entre Monsieur Imbert, Madame Brigoulet ou encore Monsieur Perraut, y'avait eu du conflit. Les chansons déjà, les jeux de mots de Damien et Gaël (l'ASCI à l'pain, l'ACSI boulette et j'en passe...), l'histoire d'amour entre Madame More et moi, avec son magnifique pull rempli de glands... Mé-mo-rable ! Et ouais, la blague de More c'était moi. Ter-rible. Le doute aura été mis pendant des mois, que dis-je, des années. Même Gaël a douté de son innocence. Faut dire qu'il s'était défendu avec brio ! ("J'avouerai jamais que c'est moi qui l'ai dite." "Enfin oui, parce que je l'ai pas dite".)

Bref, des bons moments que je ne retrouverai probablement jamais. Mais qu'évidemment, je n'oublierai jamais. C'était bien ces années là. J'aime !