Oh oui qu’on en parle. Hadopi par çi, Hadopi par là. Hadopi 2 par çi… bon, vous m’avez compris. Déjà, j’aime pas vraiment les discussions clichés. Et alors les discussions ou tout le monde est d’accord, encore moins. Bref.

J’ai le droit de penser ce que je veux. J’ai le droit de dire ce que je pense. Mais j’ai aussi le droit de réfléchir.

Beaucoup sont, et je les rejoins volontiers, révoltés par ce projet de loi et ce qui va avec. Je passe rapidement hein, mais on parle du projet en lui-même comme la présomption d’innocence, l’égalité, et disons de manière générale des droits de l’homme.

Mais alors on entends à tour de bras, des espèces de revendications qui me font frissonner. Encore une fois, c’est une espèce de gigantesque conflit d’intérêt contre Hadopi. Certains se révoltent contre le principe anti-constitutionnel de la loi, et d’autres se révoltent car c’est une loi contre le téléchargement illégal. Et honnêtement, aujourd’hui, j’aimerais bien qu’on fasse la part des choses et qu’on divise clairement le groupe en deux.

Hadopi défend les droits d’auteur. Je n’ai absolument rien contre. Hadopi est un support, un accompagnement à une loi existante, et de fait elle ne peut être contestée uniquement pour cette raison.

Le téléchargement de films, de musiques, d’images, et de manière générale de tout ce qui est soumis au droit d’auteur est interdit sans autorisation spécifique. C’est vraiment pas nouveau. Et celui qui n’est pas au courant le fait vraiment exprès. Alors on peut critiquer cette interdiction librement, et clamer qu’il faudrait que le droit d’auteur soit modifié, mais on ne peut pas sérieusement critiquer Hadopi parce qu’elle fait appliquer une loi.

Le principe est le même partout ! On peut critiquer les radars automatiques parce que c’est une pompe à fric, que c’est pas vraiment préventif et j’en passe. Mais pas parce qu’il nous flashent alors qu’on roule trop vite. C’EST LA LOI !

Bon sang, assumez ! Assumons ! Oui, je télécharge. Je pompe des séries à gogo et j’envoie des films. Le jour ou un car de flics viendra me chercher pour me condamner à 50 000 euros d’amende et six mois de sursis, je ne pourrai décemment pas crier au scandale. Si ? Pour quelle raison ? Parce que c’est trop méchant ? Parce que j’ai pas d’argent ? Mais c’était bien à moi d’y penser avant… Et j’étais prévenu…

Alors de grâce, épargnez ma pitié. Lisez aujourd’hui ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. Battez vous contre une règle, unissez vous et faites ce qui faut ! Mais je vous en prie, ne laissez pas passer la règle sans mot dire en vous révoltant contre les moyens à venir de la faire appliquer.